samedi 27 septembre 2008

F -alling the Angel .. T-ombant les Anges


-o-


Deposited curve on a dark skin
that shine in the dusty light
of a rumbling room…
My brain generate yellow flashes
in the contained of a revolving circle,
of the screams of dumps.
Where do you think that, we,
the brief reptilian of worries and
glorious fate in purple haze,
shall dream our past and
remember the future of damn hell
in a crushed lamb?
The slice is scary and we will not regret
it did pass over the black rainbow
of our nektonic systems.
Dream of falling piercing around
a green theater’s piece
that monks are leading to apocalyptic symbols
of an inverse anti-Christ.
There is no anti-Christ
but us watching upside down our own guiltiness
spanking the red banner…
red banner or green reptiles that hunts

the last Good Samaritan’s crucifixion…

you flood my grapes of miles,
disease that increases the fluvial ignorance
that sings all along the watchtower.
Beware, aware, no-aware
the least to the first that follow the dawn
that will bring the defeat.



La courbe Déposée sur une peau sombre
qui brille dans la lumière poussiéreuse
d'une pièce grondante …
Mon cerveau produit des flashes jaunes
dans le contenu d'un cercle renouvelable,
des cris perçants de décharges.
Où pensez-vous que, nous,
le bref reptile de soucis et
le destin glorieux dans la brume pourpre,
rêvera notre passé et
se rappellera l'avenir d'enfer damné

dans un agneau écrasé ?
La tranche est effrayante et
nous ne regretterons pas
qu'il ait vraiment passé sur l'arc-en-ciel noir
de nos systèmes nektonic.
Le rêve de tomber perçant
autour d'une pièce d'un théâtre vert
que les moines mènent aux symboles apocalyptiques
d'un Antéchrist inverse.
Il n'y a aucun Antéchrist,
mais nous observant à l'envers
notre culpabilité propre
fessant la bannière rouge …
la bannière rouge ou les reptiles verts

qui chassent le crucifiement
du dernier Bon Samaritain …
Vous inondez mes raisins de milles,
la maladie qui augmente l'ignorance fluviale
qui chante tout le temps le mirador.
Prenez garde, conscient, non - conscient
le moindre au premier qui suit l'aube
qui apportera la défaite.

painting: the falling angel/ jeffe

Le Dernier Musicien +++ The Last Musician


+++



..............Je suis assis là, à même le sol. Mon sitar est juste devant moi… je ne vais pas le saisir tout de suite… Non, je veux d’abord le regarder… suivre des yeux ses lignes élancées, sa rondeur sensuelle, ces cordes infiniment longues, comme pour aller accrocher au ciel quelques notes arrachées à la terre…
Non. Je veux d’abord me recueillir dans mon silence, effleuré de mon esprit l’air avant d’y résonner… Et puis je ne sais pas en jouer autrement que lorsque la transe me prend… je ne veux pas en savoir autrement… la transe me conduit directement à l’essentiel. Je hais ces musiques bavardes et ces musiciens arrogants qui écrasent ceux d’en dessous par leur suffisante dextérité… non, moi, je préfère me recueillir, éviter le brouhaha de l’inachevé et me tourner vers la note ultime. Miles Davis disait, « Pourquoi jouer beaucoup de notes, alors que l’on pourrait ne se contenter que des plus belles… » Non, moi, je ne veux pas savoir tout jouer. Quelle prétention est-ce là ? Je veux juste découvrir ma propre musique, et la jouer au sommet de moi-même… Franchir les barrières, toutes, avant d’émettre le moindre son… Emplir l’espace de silence, avant de l’habiter du minimum que la grâce demande. Il m’arrive même parfois de tout laisser en silence, de ne produire aucun son. Ce jour là, le silence se suffit sans doute à lui-même. Pourquoi irais-je l’encombrer de mon flot inutile ? Aujourd’hui est un jour comme cela.

Je suis assis là, à même le sol, devant mon sitar… Et cela suffit à mon bonheur…

+++



..........I sit there, on the floor. My sitar is just in front of me… I am not going to seize it for now … No, I want at first to watch… following by eyes its hurt lines, its sensual curvature, these infinitely long ropes, as to go to hang on the sky some notes torn away from the ground … No. I want at first to take myself in my silence, brushed by my spirit the air before resounding there … And then, I don’t know how to play it except when the trance takes me… I don’t want to know about it otherwise the trance leads me directly to the main part. I hate these talkative music and these arrogant musicians who crush those of below by them self-important dexterity… Not me, I prefer to take in myself, avoid the hubbub of the unfinished and turn me to the ultimate note… Miles Davis said, “Why to play many notes, while we could content ourselves only of the most beautiful …” No, me, I do not want to know how to play everything. What claim is it there? I just want to discover my own music, and to play it at the top of myself … Cross barriers, all, before emitting the slightest sound … Fill the space of silence, before living in it of the minimum for which the grace asks. I even leave sometimes everything silently, to produce no sound. This day there, the silence is doubtless self-sufficient in itself. Why would I go to flood it of my useless stream? Today is a day as it.

I sit, on the floor, in front of my sitar there … And it is enough for my happiness …


vendredi 26 septembre 2008

Cannabis sativa L

Le chanvre fut très largement utilisé par le passé et il côtoie l'être humain depuis le néolithique.

Le chanvre connait pourtant de multiples utilisations, telles que :

les tissus,

la construction,

les cosmétiques,

l'isolation phonique et thermique,

la fabrication d'huiles,

de cordages,

de litières,

l'utilisation sous forme de combustibles,

en papeterie,

pour l'alimentation humaine,

l'alimentation animale,

comme biocarburants,

pour des usages médicamenteux,

pour un usage récréatif ou

comme matériaux composites en association avec des matières plastiques.

La filière chanvre trouve un regain d'intérêt avec l'augmentation du prix du pétrole et la prise de conscience environnementale. Les pays européens et les collectivités locales de ces pays tentent ainsi de favoriser à nouveau la culture du chanvre.

Source Wikipedia

Voici une bien curieuse affaire !!!
Cette plante, dénommé cannabis, ne serait-elle pas interdite sous nos contrées ?
Ok, je ne joue pas au démago, mais quand même, une plante aux si nombreuses vertus mise au ban de la société pour une seule de ses vertus un peu dérangeante… Moi, cette vertu-ci ne me gène en rien. Même au contraire, j’aime bien de temps en temps la fumer, cette vertu. Et elle m’en donne en retour, des vertus. Elle m’emmène en voyage, là où aucune compagnies aériennes ne peut le faire : au centre de mon imaginaire. Ô bien sur, je peux y aller sans, mais je peux aussi y aller avec. C’est moi qui décide.
Que voilà un crime incommensurable ! Voyager en moi m’est donc interdit ! Ce n’est pas bien ! Par contre prendre l’avion qui pollue et tue, ça, ce n’est pas grave, c’est même encouragé ! Et puis. Il faut quand même dire que si notre monde était un tout petit peu plus beau, les jeunes, ils fumeraient peu être un peu moins, et iraient plutôt se balader dans les champs, non ? Mais voilà, les champs, ils sont presque tous
radioactifs,
ou clôturer de barbelés,
ou transgéniques,
ou militaires,
ou pollués,
ou propriété privées,
ou devenu des supermarchés
ou des usines
ou des centrales nucléaires
ou …..
ou …..
ou



Un taff ?




The hemp was very widely used in the past and it is next to the human being since the Neolithic. The hemp knows nevertheless multiple uses, such as:

fabrics,
the construction,
cosmetics,
the sound and thermal insulation,
the manufacturing of oil,
of ropes,
of litters,
the use in the form of fuels, in paper mill,
for the human food
The animal food,
as biofuels,
for medicinal manners,
for entertaining usage
or as composite materials in association with plastics.

The sector hemp finds a renewal of interest with the increase of the oil price and the environmental awareness. The European countries and the local authorities of these countries so try to facilitate again the culture of the hemp.

Wikipedia source

Here is one good curious fuss!!!
Would not this plant, called cannabis, be forbidden under this part of the world? OK, I do not play demagogue, but at least, a plant with so numerous virtues exile of the society for only one of its virtues a little bit disturbing … I, this virtue do not pertub me at all. Even on the contrary, I like from time to time to smoke it, this virtue. And it gives me in return, virtues. It takes me traveling, there, where not one airline companies can take me: in the center of my imagination. Ô indeed on, I can go there without, but I can also go there with. I decide.
What here an immense crime! To travel in me is thus forbidden! This is bad! On the other hand, to take the plane which pollutes and kills, that, it's not bad, it is even encouraged! And then. It is necessary to say as well that if our world was just a little bit more beautiful, young people would smoke a bit less, and rather go to stroll in fields, no? But Here we are, fields are all almost
radioactive,
either close of barbed wires,
or transgenic,
or military,
or polluted,
or private properties,
or become supermarkets
or factories
or nuclear centers,
or ..
Or ..
Or



A spliff?

Lorsque la mer, au dehors, se mue en tempête…..



Ouvrir ! Ouvrir les grilles de mes sens dilatés.
Je vois au loin les vagues de mon âme…


Sortir ! Sortir encore plus loin dans l’espace

Des rêves aquatiques et lustrés…


Partir ! Partir au-dedans d’une mer de bleu,

A la saveur
d'océane sauvage …

Frémir ! Frémir le long d’un corps d’azure

En esquissant des écumes ses volutes…

Sourire ! Sourire au ressac de son flot
Que mon corps accueille comme il accueille le vent…

Dormir ! Dormir en son sein de cristal

Comme si demain n’importait plus…


Mourir ! Mourir de sa caresse flamboyante
Lorsque la mer, au dehors, se mue en tempête…
_________

When the sea, outside, moved in storm …

Open! Open the railings of my dilated senses.
I see far off the waves of my soul …


Go out! Go out even farther in the space

of the aquatic and gleaming dreams …


Leave! Leave inside a sea of blue,

In
flavour of wild oceane …

Shiver! Shiver along a body of azure

By sketching foams its volutes …


Smile! Smile to the surf of its stream

Which my body welcomes as it welcomes the wind …


Sleep! Sleep within its crystal breast
As if tomorrow did not matter anymore …
Die! Die from its blazing caress
When the sea, outside, moved in storm …





Photo: Jeffovie

-

Saîd le petit berger algérien

L'année dernière, nous étions à Zmela Lebrissa, bien en-dessous de Ksar Ghilane, Dans le campement il n'y avait que 2 ou 3 hommes qui s'affèraient et puis Kamel, Régis et moi.
En compagnie de Kamel, je suis allée me promener dans les environs, au milieu des herbes à chameau.
En peu au loin, un troupeau de moutons et la silhouette lointaine d'un berger. Plus je me rapprochais, plus je m'apercevais que le berger était un enfant.
N
ous nous sommes arrêtés un peu à l'écart pour contempler. Non, pas pour voir, pour contempler. Puis nous nous sommes rapprochés de l'enfant. Par l'intermédiaire de Kamel, nous avons échangé quelques mots, juste pour faire connaissance. Il s'appelait Saïd, habitait avec ses parents dans un campement nomade qui se déplace au grès des herbes à chameau.
Il avait de belles baskets neuves. Il venait d'Algérie. Bergers algériens pour garder des troupeaux tunisiens.
Il y a des pauvres, des plus pauvres que les pauvres, des encores plus pauvres.
Il était allé 1 fois à Douz, la grande ville mystérieuse pour lui.

Je l'ai pris en photo, tu vois, il a posé.
Il a beaucoup rit lorsqu'il s'est vu dans la boite !
Et puis, il a tourné les talons et il est parti.
Le soir, son père l'a rejoint et ils sont venus se chauffer au feu du campement. Je lui est donné une orange. C'est comme si je lui avait donné un rayon de soleil ! Depuis, je pense souvent à Saïd.
Le désert, c'est la plénitude du vide apparent.



ce texte est de ma soeur, qui vit en tunisie

Saîd The young Algerian shepherd

Last year, we belonged to Zmela Lebrissa, indeed below Ksar Ghilane, In the camp there were only 2 or 3 men who worked there and then Kamel, Regis and I.

Together with Kamel, I went to walk around, in the middle of camel’s grass
In little far off, a herd of sheep and the distant silhouette of a shepherd.
The more I got closer, the more I noticed that the shepherd was a child. We stopped little aside to contemplate. No, not to see, to contemplate.
Then we got closer to the child.
Through Kamel, we exchanged some words, just to get acquainted. He was called Saïd, lived with his parents in a nomad camp who moves in the stoneware camel’s grass. He had beautiful new sneakers. He came from Algeria. Algerian shepherds to keep care of Tunisian herds.
There are poor men, poorest that the poor men, poorer more.

He had gone one time to Douz, the mysterious big city for him.
I photographed him, you see, he posed. He had many laughs when he saw himself in the box!
And then, he turned heels and he left. In the evening, his father joined him and they came to warm to the camp fire. I gave him an orange. It's as if I had given him a sunbeam!
Since, I often think of Saïd.

The desert, it is the plenitude of the visible emptiness.


This text is from my sister, who lives in Tunisia

-

Trois fous se disputant le monde…


Il y avait une fois, sur une planète lointaine, trois fous qui se disputaient leur monde.

Ils passaient leur temps à se réunir pour renégocier le partage. Chacun évidement, essayait d’obtenir plus. Toujours… plus.


Le premier disait :

« Si je possédais le monde, alors je construirais des routes et des avions et des supermarchés. Et tout le monde paierait pour les utiliser. Et je serais l’homme le plus riche du monde ! »

Alors le deuxième répondait :

« Si j’étais le chef de tout, je créerai une immense armée. Et tout le monde y serait enrôlé. Je serais l’homme le plus fort du monde ! »

Puis venait le troisième qui déclarait :

« Si j’étais le seul à régner, j’inventerais une religion unique, et tous y viendrait. Ma parole serait enseignée et mes préceptes suivis. Je serais l’homme le plus admiré du monde. »


Mais jamais leur négociation n’en satisfaisait aucun.

Alors parfois, ils se battaient entre eux. Oh, pas directement ! Non. Ils envoyaient des tas de gens se battre à leurs places les uns contre les autres. Et cela faisait des tas de gens morts après.

D’autres fois, ils s’empoisonnaient mutuellement leurs rivières et leurs champs, pour réduire l’autre à la famine et le forcer à se rendre.

Tant et si bien qu’il arriva un jour où plus rien ne fonctionnait sur leur planète. Les champs ne donnaient plus de récoltes qui ne soient empoisonnées, Les rivières ne cariaient plus de flots qui ne soient souillés, Le vent ne soufflait plus de brises qui ne soient viciés…



Un sage, qui vivait au sommet d’une haute montagne, perçu ce chaos et en fut si attristé, qu’il se mit à en pleurer.

Et il pleura si fort, et il pleura si longtemps, que ses larmes ruisselèrent de la montagne et se répandirent dans les plaines…

Si bien qu’au bout de cent jours, la planète en fut inondée et plus personne n’eu de sol sous ses pieds.

Alors les pauvres, légers qu’ils étaient de ne rien posséder, flottèrent et nagèrent vers la montagne, seule terre émergée.

Et les riches, lourds qu’ils étaient de tant posséder, coulèrent à pic, et se noyèrent dans leurs terres immergées…








Il est trop tard mes amis. Préparez-vous à nager, car le sage a commencé à pleurer.


Le premier fou est le dictateur américain

Le deuxième fou est le dictateur russe

Le troisième fou est l’apprenti-dictateur français…



Three madmen quarrelling the world …


There were once, on a distant planet, three madmen who quarrelled their world.

They spent time meeting to re-negotiate the division. Each, of course, tried to obtain more. Always more.


The first one said:

" If I possessed the world, then I would build roads and planes and supermarkets. And everybody would pay to use them. And I would be the richest man in the world! "

Then the second answered:

" If I was the leader of everything, I shall create an immense army. And everybody would be enlisted there. I would be the strongest man of the world! "

Then the third came who declared:

" If I was the only one to reign, I would invent one unique religion, and all would come in. My word would be taught and my rules followed. I would be the most admired man the world. "


But never their negotiation satisfied anybody. Then sometimes, they fought between them. Oh, not directly! No. They sent masses fight in their places some against the others. And it made dead masses later.

Other times, they poisoned themselves mutually their rivers and their fields, to reduce the other one to the famine and force him to surrender.

As well that one day came nothing more worked on their planet. Fields gave no more harvests which weren’t poisoned, rivers carried no more streams which weren’t soiled, the wind blew no more breezes which weren’t polluted …


A wise man, who lived at the top of a high mountain, perceived this chaos and was so saddened with it, that it began to cry.

And he cried so hardly, and he cried so long, his tears streamed with the mountain and spread in plains … So that at the end of hundred days, the planet was flooded and nobody had a ground under its feet.

Then poor men, light that they were to possess nothing, floated and swam towards the mountain, the only appeared ground.

And the rich, heavy which they were to possess so much, flowed sheer, and drowned themselves in their immersed lands …














It is too late my friends. Get ready to swim, because the wise man began to cry.


The first madman is the American dictator

The second madman is the Russian dictator

The third madman is the French apprentice-dictator …

jeudi 25 septembre 2008

MICHAEL THE ARC[H]ANGE[L]

Lorsque Michael l’Archange
Descendra sur terre,
Il étendra ses ailes
Au dessus de nos têtes.

Alors les vils et les profiteurs,
Les fourbes et les voleurs,
Les assassins et les violeurs,
Il vous sera demandé
Une ardue repentance.

La prison vous sera offerte
Comme bien douce rédemption.
Et vos pleurs seront ouverts
En rachats de vos prétentions.

On ne rit pas de la vie
Sans, le jour venu,
En payer un prix
Qu’aucun n’aurait voulu.

Ainsi est SA loi,
Les injustices doivent
Etre réparées, et elles le seront.
Il sera là pour y veiller.

Lorsque Michael l’Archange
Descendra sur terre,
Il étendra ses ailes
Au dessus de nos cœurs.

Et Il en jugera la valeur…

*******

When Michael the Archangel
Will Come down on earth,
He will spread his wings
Above our heads.

Then the mean and the profiteers,
The deceitful and the thieves,
The murderers and the rapists,
It will be asked to you difficult
One repentance.

The prison will be offered to you
As a very sweet redemption.
And your tears will be opened
In repurchases of your claims.

We do not laugh at life
Without, when the day has come,
To pay a price
Which nobody would have wanted.

So is HIS law,
The injustices must
Be repaired, and they will be.
He will be there to watch on it.

When Michael the Archangel
Will Come down on earth,
He will spread his wings
Above our hearts.

And He will judge of their values …

DER HIMMEL UBER BERLIN / WINGS OF DESIRE



Lied Vom Kindsein
- Peter Handke

Als das Kind Kind war,
ging es mit hängenden Armen,
wollte der Bach sei ein Fluß,
der Fluß sei ein Strom,
und diese Pfütze das Meer.
Als das Kind Kind war,
wußte es nicht, daß es Kind war,
alles war ihm beseelt,
und alle Seelen waren eins.

Als das Kind Kind war,
hatte es von nichts eine Meinung,
hatte keine Gewohnheit,
saß oft im Schneidersitz,
lief aus dem Stand,
hatte einen Wirbel im Haar
und machte kein Gesicht beim fotografieren.



Als das Kind Kind war,
war es die Zeit der folgenden Fragen:
Warum bin ich ich und warum nicht du?
Warum bin ich hier und warum nicht dort?
Wann begann die Zeit und wo endet der Raum?
Ist das Leben unter der Sonne nicht bloß ein Traum?
Ist was ich sehe und höre und rieche
nicht bloß der Schein einer Welt vor der Welt?
Gibt es tatsächlich das Böse und Leute,
die wirklich die Bösen sind?
Wie kann es sein, daß ich, der ich bin,
bevor ich wurde, nicht war,
und daß einmal ich, der ich bin,
nicht mehr der ich bin, sein werde?

Als das Kind Kind war,
würgte es am Spinat, an den Erbsen, am Milchreis,
und am gedünsteten Blumenkohl.
und ißt jetzt das alles und nicht nur zur Not.


Als das Kind Kind war,
erwachte es einmal in einem fremden Bett
und jetzt immer wieder,
erschienen ihm viele Menschen schön
und jetzt nur noch im Glücksfall,
stellte es sich klar ein Paradies vor
und kann es jetzt höchstens ahnen,
konnte es sich Nichts nicht denken
und schaudert heute davor.


Als das Kind Kind war,
spielte es mit Begeisterung
und jetzt, so ganz bei der Sache wie damals, nur noch,
wenn diese Sache seine Arbeit ist.

Als das Kind Kind war,
genügten ihm als Nahrung Apfel, Brot,
und so ist es immer noch.

Als das Kind Kind war,
fielen ihm die Beeren wie nur Beeren in die Hand
und jetzt immer noch,
machten ihm die frischen Walnüsse eine rauhe Zunge
und jetzt immer noch,
hatte es auf jedem Berg
die Sehnsucht nach dem immer höheren Berg,
und in jeden Stadt
die Sehnsucht nach der noch größeren Stadt,
und das ist immer noch so,
griff im Wipfel eines Baums nach dem Kirschen in einemHochgefühl
wie auch heute noch,
eine Scheu vor jedem Fremden
und hat sie immer noch,
wartete es auf den ersten Schnee,
und wartet so immer noch.

Als das Kind Kind war,
warf es einen Stock als Lanze gegen den Baum,
und sie zittert da heute noch.



Song of Childhood - Peter Handke

When the child was a child
It walked with its arms swinging,
wanted the brook to be a river,
the river to be a torrent,
and this puddle to be the sea.

When the child was a child,
it didn’t know that it was a child,
everything was soulful,
and all souls were one.


When the child was a child,
it had no opinion about anything,
had no habits,
it often sat cross-legged,
took off running,
had a cowlick in its hair,
and made no faces when photographed.


When the child was a child,
It was the time for these questions:
Why am I me, and why not you?
Why am I here, and why not there?
When did time begin, and where does space end?
Is life under the sun not just a dream?
Is what I see and hear and smell
not just an illusion of a world before the world?
Given the facts of evil and people.
does evil really exist?
How can it be that I, who I am,
didn’t exist before I came to be,
and that, someday, I, who I am,
will no longer be who I am?

When the child was a child,
It choked on spinach, on peas, on rice pudding,
and on steamed cauliflower,
and eats all of those now, and not just because it has to.

When the child was a child,
it awoke once in a strange bed,
and now does so again and again.
Many people, then, seemed beautiful,
and now only a few do, by sheer luck.

It had visualized a clear image of Paradise,
and now can at most guess,
could not conceive of nothingness,
and shudders today at the thought.

When the child was a child,
It played with enthusiasm,
and, now, has just as much excitement as then,
but only when it concerns its work.

When the child was a child,
It was enough for it to eat an apple, … bread,
And so it is even now.

When the child was a child,
Berries filled its hand as only berries do,
and do even now,
Fresh walnuts made its tongue raw,
and do even now,
it had, on every mountaintop,
the longing for a higher mountain yet,
and in every city,
the longing for an even greater city,
and that is still so,
It reached for cherries in topmost branches of trees
with an elation it still has today,
has a shyness in front of strangers,
and has that even now.
It awaited the first snow,
And waits that way even now.

When the child was a child,
It threw a stick like a lance against a tree,
And it quivers there still today.
...Movie from Wim Wender

Petit Prince


Petit bonhomme que mon imaginaire
A tout de suite aimé,
Comme on aime le soleil
Ou les cerises…

Tu as rempli mon âme
Et redonné espoir à mes rêves.

Ta fraicheur candide mais juste
Coule en moi en une délicieuse souri-ance.
Et je n’ai cesse d’entendre ta voix
Résonnant en moi de ce rire immaculé
Ou de ce sanglot à retourner la terre…

Parle-moi, Petit Prince,
Ne t’arrête jamais de me bercer
De ta grâce angevine,
Jusqu’à mon dernier rêve…


Small chap that my imagination
Did liked at once,

As we like the sun
Or the cherries …


You filled my soul
And restored hope in my dreams.

Your artless but just purity
Pours in me as a delicious smile-ness.
And I have respite to hear your voice
Resounding in me of this spotless laughter
Or these sob to over move the earth …

Speak to me, Small Prince,
Never stop deluding me
With your angeling grace,
Up to my last dream…


...Merci, Monsieur De St Exupéry...

Balanced - Unbalanced





The universal energy is a finished thing.

It can't be more.

It can't be less.

The universal energy is only being transformed from a shape to the other one.

By our acts, we transform small portions of the universal energy.

These small portions transform at their turn some other small portions.

It is the "butterfly effect ", exponential chain reaction of events.

But what we often forget to think, it is that there is a "feedback effect".

The second wave of modified portions, if it creates a third wave of modified portions, re-modifies logically also the first one.

So our acts can influence on our intended, not only consequently direct, which depend of simple mathematics, but also with an "boomerang effect" which depend of quantum mathematics.

Now thus if our acts balance or destabilize the universal energy, our future will see returning to us a chain of events well-balanced or unbalanced …

Remember!

" We harvest what we sow "


It is not as much a question of saying "this person is bad" or "this person is good", but to say that this person balances or destabilizes the universal energy.

There is not less responsibility of each in his impact on the universal energy which affects everything and everyone.

Now if a person is responsible for an imbalance, doesn’t he have to assume only his responsibility in the chain of the events that he led himself?

Certainly YES.

Because nobody knows exactly, except himself, where he has made the error…

Up to him to receive the lesson from it …





Equilibré - Déséquilibré



L’énergie universelle est une chose finie.

Il ne peut y en avoir plus.

Il ne peut y en avoir moins.

L’énergie universelle ne fait que se transformer d’une forme à une autre.

Par nos actes, nous transformant de petites portions de l’énergie universelle.

Ces petites portions transforment à leurs tours d’autres petites portions.

C’est l’effet « papillon », réaction exponentielle d’événements en chaine.

Mais ce que l’on oublie souvent de penser, c’est qu’il y a un effet « retour ».

La deuxième vague de portions modifiées, si elle crée une troisième vague de portions modifiées,

Re modifie logiquement aussi la première.

Ainsi nos actes, peuvent influencer sur notre future, non pas uniquement par voie de conséquence directe qui relève d’une mathématique simple, mais aussi avec un effet « boomerang » qui relève de la mathématique quantique.

Or donc si nos actes équilibrent ou déséquilibrent l’énergie universelle, notre avenir verra nous revenir une chaine d’événements équilibrés ou déséquilibrés…

Rappelez-vous !

« Nous récoltons ce que nous semons »


Il ne s’agit pas pour autant de dire « Cette personne est mauvaise » ou « cette personne est bonne », mais de dire que cette personne équilibre ou déséquilibre l’énergie universelle.

Il n’y en a pas moins responsabilité de chacun dans son impact sur l’énergie universelle qui affecte tout et tous.

Or si une personne est responsable d’un déséquilibre, ne doit-il pas assumer seul sa responsabilité dans la chaine des événements qu’il a lui-même induit ?

Assurément OUI.

Car nul ne sait exactement, à part lui-même, où il a commit l’erreur. A lui d’en recevoir la leçon…



mercredi 24 septembre 2008

Le sorcier, l’escargot et la destiné…






Un sorcier et son apprenti déambulaient sur les trottoirs d’une ville.
Ils parlaient de l’enseignement qu’ils s’apportaient mutuellement,
Lorsque tout à coup, l’apprenti aperçu, au beau milieu du trottoir
Un escargot qui avançait bien lentement.
Tout en continuant sa conversation, l’apprenti pensa
Qu’à cette vitesse, l’escargot ne tarderait pas à être écrasé…
Pris soudain d’une irrésistible compassion pour notre gastéropode,
Il entreprit donc une périlleuse action de sauvetage et,
Se saisissant de l’animal sauvage, se dirigea vers un massif végétal,
Asile certain pour son nouveau protégé, et l’y déposa.
C’est alors que son maître se mit à vociférer si fort qu’il en sursauta !



« - Malheureux, mais qu’es-tu en train de faire ? » s’écria l’indien finalement.
« - Mais je pensais sauver d’une mort certaine cet escargot innocent… »
« - Triple buses à ressort ! Et si cet escargot avait un rendez-vous à cet endroit précis ?
Il lui faudra à nouveau franchir une longue distance pour rejoindre le lieu de sa véritable destination !
Et c’est à ce moment là qu’une chaussure distraite l’écrasera ! Tu seras alors responsable de ce tragique destin ! »

Tout à fait convaincu de la justesse des propos de son mentor, notre jeune écervelé
Se dépêcha de réparer son erreur, avant que le Nagual ne le transforme en crapaud buffle, et replaça le petit animal un peu balloté à l’endroit précis de son hypothétique rendez-vous.

« - Malheureux, mais quelle est encore cette idiotie ? » s’inquiéta une nouvelle fois l’homme de savoir.
« - Maitre, je répare mon erreur, comme vous venez de m’enseigner ! »
« - Triple ressort à molette ! Et si cet escargot est un invétéré gourmand ? Le souvenir de l’herbe grasse où tu l’as brièvement posé le hante désormais ! Et sa décision est prise. Il va y retourner, oubliant son précieux rendez-vous. Et chemin faisant, une botte peu attentive mettra fin à son destin ! »
« - Mais alors, Maître, que faire ? »
« - Rien. Absolument rien, le destin de cet escargot était de croiser la route d’un imbécile qui brouillerait ainsi une route jusqu’alors sans encombre… !
Change tout, ne change rien, fais en la moitié, peu importe ! C’est ton choix. C’est cela la destiné. Tout est destiné, chaque possible est destiné. La seule solution à ton dilemme ? Apprends à pressentir le choix juste, et assume ce choix.»



On ne sait pas ce qu’il advint de l’escargot…
…Dommage, je le trouvais sympa


.
The wizard, the snail and destiny …


A wizard and his apprentice roamed on the pavements of a city.
They spoke about the education that they brought mutually,
When suddenly, the apprentice perceived, in the middle of the pavement,
A snail which moved very slowly.
While going on his conversation, the apprentice thought
That in this speed, the snail would not delay being crushed …
Taken suddenly by an irresistible condolence for our gastropod,
He thus began a precarious rescue and, seizing the wild animal, went to a plant massif,
A surely asylum for his new protected, and put him down there.
That is the right moment his master began shouting so hardly that he jumped!

" - unfortunate, but what are you doing? " The Indian finally exclaimed.
" - but I thought of saving from a sure death this innocent snail "
" - Triple buzzards with a spring! And if this snail had a meeting at this precise place?
It will again be necessary for him to cross a long distance to join the place of its real destination!
And here is the moment an absent-minded shoe will crush him ! You will then be responsible of this tragic fate ! "

Completely convinced of the correctness of the comments of his mentor, our young birdbrain hurried to repair his error, before the Nagual transforms him into a buffalo toad, and replaced the small animal a little rolled around in the precise place of its hypothetical meeting.

" - unfortunate, but what is once more this idiocy? " worried again the man of knowledge.
" - Master, I repair my error, as you have just taught me! "
" - triple spring with knurl! And if this snail is an inveterate greedy? The memory of the fat herb where you briefly put him haunts him henceforth! And his decision is made. He is going to return to it, forgetting his invaluable meeting. And going this way, a few attentive boot will terminate its fate! "
" - but then, Master, what to do? "
" - nothing. Absolutely nothing! The fate of this snail was to cross the way of an imbecile which would so blur a road until now without any trouble!
Change everything, changes nothing, make it half, it doesn't much matter! It is your choice. That is destiny. Everything is destiny, every possible is destiny.
The only solution of your dilemma? Learn to anticipate the just choice, and assumes this choice. "










We do not know what happened to the snail …
…too bad, he was nice .

Inspired by Castaneda

TWO QUESTIONS

A Friend of mine asked me two questions.

1, Do you really believe every problem gonna have a solution?

Questions/problems are a wrong concept. Coz it separates in two (question and answer / problem and solution) something which is one whole thing.
In the global energy, there is neither question nor answer but a balance. And anyway the balance is all the time right.
The quantity of material (so energy) in the universe is finished. It just transforms from one form to another.
When something is missing somewhere, something is too much somewhere else. But not too far, coz energy is a reality.

If you miss something, it is because you have too much of something else. Three solutions:
- You need this too much, so you don’t need for now what is missing
- You don’t need what is too much, so let it go and that will free the place for what is missing.
- You need both, so you must owne more of the global energy. Deserve it !

You have all the answers around you, but you ask wrongly your destiny!
The day you gonna get both question and answer at the same time, you will be close to your own destiny.
Remember “Carpe Diem”?


2, Will you feel you are drifting and don't have roots sometimes?

Not anymore. But I did, for sure! And certainly more than you. I did visit Hell and talk to Satan himself. (He wears no horn but use a cell telephone)
First of all, let me tell you this: This is your chance!
if you weren’t feeling that, you will be a stupid scatterbrained Barbie… I guess.
Our roots are so deep that we even ignore they do exist. So we try to find comfort in superficial stuff, Wanting to joint this or that human category. We do leave our private humanity for to be in a collective humanity that is more secure.
But far from to give us the answers (yes it is in connection with the first question) for our own evolution. Society can’t give us our private way, neither religion, nor whatever… Knowing ourselves to the deepest is the only way that leads to our own place in the global energy. No more drift there, coz the real roots are in you. You just have to “unlearn” all the bullshit society teach us, and find your own truth.
If your truth is to go in a field and sing loud, even out of tune, do it! And you will connect to your own roots.
What you feel as “having no roots” is in fact that you are leaving false roots of the society. Now, quest for yourself!

...Am I wrong ?