lundi 22 septembre 2008


?


Suis-je un garçon ? Ou bien suis-je une libellule ?
Suis-je une idée… ou un livre imprimé ?

Suis-je réel…ou bien une somme astronomique d’électrons noyé dans l’océan de l’univers ?

Suis-je moi ? Ou bien ai-je moi ?

Suis-je à moi ? Ou alors suis-je un puzzle éparpillé sur l’étagère du monde ?

Suis-je à l’endroit ou à l’envers ?
Suis-je automatisé ?
Ou encore un mutant libre et évolutif ?

Suis-je beau ? Ou plus encore, suis-je laid ?

Suis-je fort ? Ou suis un roseau ?

Suis-je la somme de mes déchets ? Ou le déchet de mes sommes ? Suis-je au contraire la fleur de mes soustractions ?
Suis-je réversible ? Ou suis-je d’un seul coté ?

Suis-je un bateau qui vogue ? Ou une vague qui navigue ?

Suis-je un aigle volant ? Ou un cerf-volant ?

Suis-je là ? Ailleurs ? Partout ?

Suis-je un champ de tournesol ou un chant de rossignol ?

Suis-je mouillé, liquide, minéral ?

Suis une rocaille sans fin ? Ou une faim sans espoir ?

Suis le levé du jour, la tombé de la nuit, un après midi d’un faune ?
Suis-je Stravinsky, ou bien la roue de mon vélo ?
Suis-je une aile du désir ? Ou un désire sans elle ?

Suis-je amoureux ? Ou bien est-ce une prière ?

Suis-je Amour, passion, fusion ?

Suis une clé à molette dans la caisse à outils de mon père ?

Suis-je un jeton de supermarché ou un supermarché qui a explosé?

Suis-je la haine ou la colère ?

Suis-je une larme sur ta joue, un sourire à tes lèvres ?

Suis-je une intrigue ou un mystère ?
Suis-je une équation quantique ou une erreur robotisée ?

Suis-je la pluie et le soleil ? En même temps ?

Suis-je l’arc dans le ciel ? Ou le ciel de l’arche ?

Suis-je l’étranger familier, ou ce mari inconnu ?

Suis-je un bon amant ? Suis-je un doux amant ?

Suis-je la peste et le choléra ? Un bonbon au miel ?

Suis-je une sieste à l’ombre d’un olivier ?
Le chant de la cigale ?


Suis-je ? Suis-je ? Suis-je ? Suis-je ? Suis-je ? Suis-je ?

Suis-je donc une question ?




Am I a boy? Either am I a dragonfly?
Am I an idea or a printed book?

Am I real either an astronomical sum of electrons bathed in the ocean of the universe?

Am I me? Either have I me?

Do I belong to me? Or then
I am a puzzle scattered on the shelf of the world?
Am I in the right sens or upside down?

Am I automated? Or another free mutant and evaluating?

Am I beautiful? Or much better, am
I ugly?
Am I strong? Or am I a reed?

Am I the sum of my waste? Or the waste of my sums?

Am I on the contrary, the flower of my subtractions?

Am I reversible? Or am I one-sided?

Am I a boat which navigates? Or a wave which sails?

Am I a flying eagle? Or a stag beetle?

Am I there? Somewhere else? Everywhere?

Am I a field of sunflower or a song of nightingale?
Am I wet, liquid, mineral?

Am I an unlimited loose stones? Or a hopeless hunger?

Am I the sunrise, the dawn, one after noon fauna?

Am I Stravinsky, either the wheel of my cycle?

Am I a wing of desire? Or one wishes without her?

Am I in love? Either is it a prayer?

Am I the Amur, the passion, the fusion?

Am I an adjustable spanner in my father’s toolbox?

Am I a token of supermarket or a supermarket that have blown up?

Am I the hatred or the anger?

Am I a tear on your cheek, a smile to your lips?

Am I an intrigue or a mystery?

Am I a quantum equation or an automated error?

Am I the rain and the sun? All at the same time?

Am I the bow in the sky? Or the sky of the arc?

Am I the familiar foreigner, or this unknown husband?

Am I a good lover? Am I a soft lover?

Am I the plague and the cholera? A honey candy?

Am I a siesta in the shade of an olive tree?
The song of the cicada?


Am I? Am I? Am I? Am I? Am I? Am I?

Am I thus a question?
Photos:Jeffe

ENtrons eN REbeLLiOn === LeT uS EnTEr In REbeLLiOn


ENtrons eN REbeLLiOn

N’en avez-vous pas assez de vous faire martyriser ?

Moi, SI !!!

Des torrents de publicités, poubelles comme des égouts,
Se déversent sur notre imaginaire, remplaçant nos rêves
Par des bouts de machin et des trucs en plastiques.
J’aurais toujours besoin d’une lame de plus à mon rasoir
Et lorsque j’aurais atteint le nombre faramineux de cent,
J’ai gagné un merveilleux voyage à DIsNeY LaNd….
Ouais, Super !

J’EMMERDE DISNEY LAND !!!

MickeY mou ne connait rien à l’amour !
Ni Barbie d’ailleurs,
Ni même toutes ces pauvres femmes qui passent leur temps
A vouloir ressembler à ce plastique thermoformé
En se bourrant les seins de gélatine violette
Et les joues de botox - ique…
Haaa, s’empoisonner pour paraitre jeune !!!
Et paraitre, est-ce être ?
Ou bien est-ce avoir ( ? ) … l’air ridicule.
Et d’ailleurs, où est le problème avec l’âge ?
Passé 20 ans, on décline …

QUI A DIT CETTE CONNERIE ???

On ne décline que si on le veut bien…
On dépérit de ce cancer que nous nous injectons nous-mêmes,
Les yeux agars traversant l’écran de nos télés devenues plates,
Pour aller se noyer béat dans l’océan commercial
Des méga-trust concentrationnaires.
Les nazis ont eu Nuremberg,
A quand les néo-ultra-libéraux boursicoteurs à grande échelle
Sur les mêmes bancs ?

POUR CRIME CONTRE LE RÊVE HUMAIN !!!

Car soyons bien clair,
Il y a génocide universel, ICI !
Génocide universel et total.
Car non content de nous massacrer entre humains,
Nous massacrons allégrement aussi
Le Minéral, le végétal, le sacral, le philosophale.
Et sans la moindre arrière pensée
D’un quelconque regret…

Je dis nous mais c’est faux,
Je ne suis pas de ceux-là,
Je ne veux pas,
Je veux vous fuir, vous vomir, vous pisser de mon corps,
Vous les conquistadors des vilenies.
Vous les banquiers de nos souffles et de nos murmures…

Alors ce soir, ce matin,
Tous les jours depuis 100 ans, je rentre en résistance.

Et je me déclare en
RéBelliOn

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LeT uS EnTEr In REbeLLiOn

Don’t you have enough to be tortured ?

I, YES !!!

Torrents of advertisements, garbage cans as sewers,
Pour on our imagination, replacing our dreams
By pieces of thingamajig and plastic tricks.
I would always need a blade furthermore in my razor
And when I would have reached the colossal number of one hundred,
I won a magnificent journey at DIsNeY LaNd.
Yep, Super!

I SHIT ON DISNEY LAND!!!

MickeY flabby knows nothing about love!
Neither Barbie moreover,
Nor even all these poor women who spend time
Wanting to look like this thermoformed plastic
by stuffing the bosoms of purple gelatin
And the cheeks of botox - ic …
Haaa, to self poison for to seem young!!!
And to seem, is it to be?
Or is it to have (?) … ridiculous sight.
And moreover, what is the problem with the age?
Crossed 20 years old, we decline …

WHO SAID THIS BULLSHIT???

We decline only if we want it …
We decay of this cancer that we inject ourselves,
Agars eyes crossing the screen of our TVs become flat,
To go to drown ourself blissful in
The commercial concentration camp ocean
Of The mega-trust.
The Nazis had Nuremberg,
In when neo--ultra-liberals large-scale dabblers
On the same benches?


FOR CRIME AGAINST THE HUMAN DREAM !!!

Because let us be very clear,
There is universal genocide, HERE!
Universal and total genocide.
Because not satisfied to self massacre ourselves,
We gaily massacre too
The Mineral, the vegetable, the sacral, the philosophical.
And without the slightest back thought
Of some regret …

I say we but it is false,
I am not of those,
I do not want,
I want to flee you, to vomit you, to piss you of my body,
You the conquistadors of mean actions.
You the bankers of our breaths and of our rustles …
Then this evening, this morning,
Every day since 100 years, I return in resistance.

And I declare myself in

ReBeLLiON
Photo:Jeffe
Un Loup Libre



La vie est une étrangère qui entre dans notre être sans crier gare !
Elle nous prend un matin ou un soir et notre premier mots sont un cri…
Nous voici, petit animal sauvage, dans ce monde aux mille pièges,
Effrayé par mille chasseurs qui veulent nous mettre dans leurs cages…
Et nous fuyons, fuyons leurs vilaines sales pattes qui veulent notre fourrure
Nos griffes et nos crocs pour s’en faire des trophées.
Et tôt ou tard, nous nous retrouvons derrière des barreaux,
Dans ce zoo qu’ils appellent « civilisation »,
A marcher en rang, à vivre cette vie de gris et de froid,
A collecter pour eux la richesse et la gloire…
Pourtant parfois, à force de rêves et de volonté,
Un loup s’échappe de cette prison et retourne dans le vent
Hurler sa liberté à la face de ce monde sans avenir.
Et il hurle de plus en plus fort,
Pour que tous les zoos l’entendent, pour que tous les autres loups
Sachent bien qu’au moins un loup, sur cette planète,
Marche libre et droit, gracile et fier.
Et qu’il ne tient qu’à eux d’en faire autant…







Life is a foreigner which enters our being without a warning!
It takes us one morning or one evening and our first word is a shout …
Here we are, small wild animal, in this world in thousand traps,
Frightened by one thousand hunters who want to put us in their cages …
And we flee, flee their dirty naughty paws which want our fur,
Our claws and our fangs to be made trophies.
And sooner or later, we meet ourselves behind bars,
In this zoo which they call "civilization",
To walk in line, to live this life of grey and cold,
To collect for them the wealth and the glory …
Nevertheless sometimes, by means of dreams and of will,
A wolf escapes from this prison and returns to the wind
To roar its freedom in face of this world without future.
And it roars more and more hardly,
So that all the zoos hear him, so that all other wolves
Know well that at least a wolf, on this planet,
Walk free and straight, slight and proud.
And that it is up to them to free themselves so the same …

A Free Wolf


dimanche 21 septembre 2008

---------------------------------------------------> L’érotisme est-il un jeu ?

Ma langue s’approchait lentement, très lentement, du bout de ton sein, en un espace infinie où la matière et le fluide se fondaient en une seule densité. Dans ce voyage vers l’oublie de soi, je sentais mes sens s’ouvrir à de nouvelles interprétations du réel, une mentalisation du physique, une sublimation de la chair qui me fusionnait avec ta propre chair. Au premier contact de ma peau humide, ton téton se durcit comme pour mieux ce concentrer sur cette sensation. En ce petit millimètre de nos peaux ainsi s’épousant, c’est tout le penchement de nos corps l’un vers l’autre qui se tend comme un arc électrique, nous soudant l’un à l’autre. Tu sais que dans un instant, ma bouche va aspirait goulument ce mamelon offert, tu sais que des frissons t’envahiront de bas en haut, que le vertige va te transporter vers l’horizon de tes rêves. Et sans cet effleurement, rien de semblable ne serait possible.
L’érotisme est la dimension sans laquelle l’acte sexuel n’est qu’un amas de fluide et de chair sans vie, au mieux un acte reproducteur.
Autant se marier avec une éprouvette….





---------------------------------------------------> Is eroticism a game ?

My tongue approached slowly, very slowly, the end of your breast, in an infinite space where the material and the fluid based themselves in a single density. In this journey towards self forgetting, I felt my senses opening in new interpretations of the reality, a mentalisation of the physical, the sublimation of the flesh which merged me with your own flesh. In the first contact of my wet skin, your nipple hardens as to concentrate it better on this sensation. In this small millimeter of our skins so marrying, it is all the bending of our bodies the one towards the other who stretches out as an electric arc, welding us as one. You know that soon, my mouth goes sucked up greedily this offered nipple, you know that shivers will invade you from the bottom to the top, that the dizziness is going to transport you towards the horizon of your dreams. And without this contact, nothing similar would be possible.
The eroticism is the dimension without which the sexual act is only a heap of fluid and dead flesh, in best a reproductive act.
So better get married to a test tube.

Photos: Bernard Descamps - extrait de "Sahara"
L'Art de la Création d'Art


L’acte de créer de l’art est un moment étonnant!

Depuis toujours, je suis animé par cette passion. Créer de mes mains quelque chose qui n’existe pas encore… Dont le sens premier n’est pas « fonctionnel » mais « émotionnel ».
Oublions quelques instant les débats académiques sur la définition de l’art. Ils sont autant ennuyeux qu’inutiles. A mon humble goût du moins.
Non, je préfère m’arrêter sur le geste lui-même, et peu importe que le résultat plaise ou non aux marchands.
L’artiste dira que l’acte lui est propre et ne ressemble à aucun autre de ses semblables.
L’artiste garde jalousement son acte de création pour lui-même. Pourquoi ?

Peut-être parce que l’acte est si délicat que l’artiste est fragile, si fragile à ce moment précis… ?
Il se recroqueville, se ramasse sur lui-même. Il se condense à devenir un point unique. Là est la gestation…
Ne parlez pas à un artiste en gestation, il ne vous entend pas. Mieux, il va vous fuir !
Il est alchimiste, il est chimiste des rêves. Il mélange dangereusement les molécules de son art, cherchant en lui la bonne formule. Son cœur est suspendu à la moindre de ses erreurs, à la moindre faillite de son geste. Un faux mouvement, et son inspiration s’éparpille dans l’air du temps.
Ha ! Quel effroyable impression que de sentir l’inspiration se dissoudre, s’anéantir dans la maladresse, dans le bruissement superficiel des événements mineurs.
Je l’ai connu souvent, presqu’à chaque fois, ce vertige insupportable du vide créatif. L’inspiration est là, puis elle n’y est plus. Quelle horreur sans nom !
Alors je pars, je marche, sans fin, dans les rues ou sur des plages. Je pars à la reconquête de mon rêve. Je cherche son essence première, sa source. Je détruits tout ce qui fut fait et recommence depuis le début. J’esquisse à nouveau, je caresse à nouveau, j’aime à nouveau.
Car l’acte de création est un acte d’amour. Spirituel, mais aussi sensuel. Que de similitude avec l’acte d’amour ! Puissant et fragile, terrestre et céleste, érotique et sexuel…
Il enivre les sens jusqu’à leur paroxysme, tourne la tête comme une ivresse. Il en devient presque une drogue.
En fait, indirectement, c’en est une. L’émotionalité est poussée vers sa limite supérieure, ce qui agit sur la chimie du cerveau. Les neurotransmetteurs surabondent et plonge notre rêveur vers d’autres réalités, abstraites, irréelle et pourtant bien naissantes.
Et ces neurotransmetteurs sont des drogues naturellement émise par nos neurones…
Nous voici donc propulsé vers les paradis artificiels de notre imaginaire, et même peut-être plus loin…
Car notre imaginaire ne fait pas tout. Il survient parfois des pants de la création qui semblent ne pas appartenir à l’artiste mais à un « universel » dont on ne serait dire s’il est spirituel, philosophique ou pure instinct animal…
Il m’est arrivé de faire des gestes de création de je sais pertinemment ne pas être capable. Jouer du piano est tout à fait hors de mes connaissances. Pourtant, j’ai connu des instants magiques où je savais « intuitivement » le faire. Et d’une manière très probante. Instant magique mais non reproductible. Seul cette « état de grâce » me permit ce dépassement de moi-même. Alors mon imaginaire ? Ou une connexion soudaine avec un savoir universel ?

Alors, cet état de grâce, s’il est magique, nous plonge dans une vulnérabilité sans nom. Le moindre sursaut et le voilà enfuit au loin…….

Ne réveillez jamais un artiste qui rêve ! Vous couperiez ses ailes aussi surement que si le toit soudain s’écroulait.



The Art of the Art Creation


The act to create some art is a surprising moment!

Since a long time, I am animated by this passion. Create of my hands something which does not still exist … Whose first meaning is not "functional" but "emotional".
Let us forget some moment the academic debates on the definition of the art. They are as much boring as useless. To my humble taste at least.
No, I prefer to stop on the gesture itself, and it doesn't much matter that the result pleases or not the traders.
The artist will say that the act is appropriate to him and looks like no other one of his fellow men.
The artist keeps jealously his act of creation for himself. Why?

Maybe because the act is as delicate as the artist is fragile, so fragile at this precise moment.
He curls up, curls up on himself. It condenses to become a unique point. There is the gestation … Do not speak to an artist in gestation, he doesn’t hear you. Better, he is going to avoid you!
He is an alchemist. He is a chemist of the dreams. He mixes dangerously the molecules of his art, looking in him for the good formula. His heart is suspended from the slightest of its errors, in the slightest bankruptcy of his gesture. A false movement and his inspiration scatters in the sight of time.
Ha! Which horrifying impression that to feel the inspiration dissolving, perishing in the clumsiness, in the superficial rustles of the minor events.
I often knew that, almost every time, this unbearable dizziness of the creative space. The inspiration is there, and then it is not there anymore. What a nameless horror!
Then I leave, I walk, unlimitedly, in streets or on beaches. I leave to the re-conquest of my dream. I look for its first essence, for its spring. I annulled all which was made and begins again since the beginning. I sketch again, I caress again, I love again.
Because the act of creation is an act of love. Spiritual, but also sensual. What a resemblance with the act of love! Powerful and fragile, ground and heavenly, erotic and sexual … It makes drunk the senses up to their paroxysm, turns the head as drunkenness. It becomes almost a drug.
In fact, indirectly, it is one. The “emotionality” is pushed towards its superior limit that acts on the chemistry of the brain. Neurotransmitters over abound and plunge our dreamer towards other realities, abstract, unreal and nevertheless very rising.
And these neurotransmitters are drugs naturally emitted by our neurons … We here is thus propelled towards the artificial paradises of our imagination, and even maybe farther …
Because our imagination doesn’t makes everything. It sometimes arises pieces of the creation which seem not to belong to the artist but to the "universal" of which we wouldn’t say if it is spiritual, philosophic or pure animal instinct …
I made sometimes gestures of creation for which I know pertinently to be unable. To play piano is absolutely out of my knowledge. Nevertheless, I knew magic moments when I knew how to play "intuitively". And in a very convincing way. Magic but not reproducible moment. Only this "state of grace" allowed me this overtaking of myself. So my imagination? Or a sudden connection with a universal knowledge?
Then, this state of grace, if it is magic, plunges us into a nameless vulnerability. The slightest surge and here he is runs away far off ….
An artist in creative moment is a fragile being…
Never wake an artist who dreams! You would cut his wings as well as if the sudden roof collapsed.
3D picture:Jeffe